COLLOQUE COM NU TIES

In the continuation of the jointly organised exhibition in autumn 2017, Argos and ISELP – two Brussels-based institutions linked to the two main Belgian linguistic communities – join forces to further their reflexions on the theme of communities, this time in the form of a symposium that brings together artists, researchers, members of the scientific community and curators. As in the exhibition, the “communal” will be questioned according to four organisational modalities, four territorialities: the city, the social body, the political structuration and the environment. Thresholds that tie or untie communal existence appear in each of these configurations. Thresholds that can either be an obstacle or an access point.

PARTICIPANTS

Abdelfattah Touzri (sociologue, IESSID, Haute Ecole Bruxelles-Brabant)

26.01 / 15:20

Concilier le commun et le singulier

Cette communication vise à interroger les possibilités de « concilier le commun et le singulier » en questionnant les liens entre ville, culture et communautés. Elle analysera le défi principal que doit relever la politique culturelle à Bruxelles, en particulier, celui d’activer son rôle – essentiel – comme vecteur permettant de construire le commun en transcendant la diversité des trajectoires et en reconnaissant la singularité de chacun. Cette intervention prendra également en considération les tensions récentes qui se cristallisent autour des questions des jeunes, les communautés et l’espace urbain.

Docteur en sciences sociales, auteur de plusieurs publications, Abdelfattah Touzri a travaillé sur plusieurs questions liées aux politiques de la ville et sur les dynamiques sociales des populations issues de l’immigration, en particulier, à Bruxelles. Enseignant en Hautes écoles, il s’intéresse aux mutations des politiques sociales et culturelles dans les contextes urbains.

Politique culturelle à Bruxelles : Concilier le commun et le singulier, in, Agenda Interculturel, n°335, mars 2017.

 


 

Afra Dekie (Visual Anthropologist – Independant Researcher)

27.01 / 11:50

A visual ethnographic study of ‘illegality’ and abjectivity in Brussels:  merging public anthropology, creative visual practice and community work

This project involves both a visual ethnographic (doctoral) study as well as a visual creative project with undocumented persons in Brussels, seeking to use visual expression as a means to question the politics and policies of ‘illegalization’. Ethnographic research, community work, and visual practice are thus merged to strive for political and social change.

Afra Dekie is a visual anthropologist (doctoral researcher) interested in exploring the ways ‘illegality’ and abjectivity are being lived and experienced by people without papers in Brussels. Afra uses visual methodologies to explore these experiences, but also in an attempt to merge research, creative practice and community work to give ‘visibility’ to excluded communities, strive for social and political change through creative visual practice, and engage in public debate on immigration through ethnographic practice.

 


Antoine Pickels (Artiste, auteur, curateur – ENSAV La Cambre, ESAC, CIFAS)

26.01 / 11:20

La ville comme scène du commun

Le rassemblement de personnes dans la ville n’est pas que le fait de manifestations politiques. Il peut avoir lieu au nom de la fête (l’après-match) ou sur le registre de l’émotion (après une, ou plusieurs morts). Il peut aussi s’agir d’un acte artistique. Les artistes travaillant avec le vivant opèrent également des « rassemblements » qui prenant la ville comme scène, y exposent d’autres images du commun. Des œuvres « socialement engagée » s’adressent à des communautés particulières. D’autres enfin se donnent pour mission de refaire communauté, là où le tissu social s’est déchiré.

Antoine Pickels, artiste, auteur, curateur en arts vivants, professeur à La Cambre Arts Visuels et à l’ESAC, a été directeur de La Bellone de 2007 à 2011, directeur artistique du festival Trouble, aux Halles de Schaerbeek (éditions 2005, 2006, 2008, 2012 et 2013) et est conseiller artistique du CIFAS, pour lequel il édite la revue Klaxon et programme l’événement SIGNAL d’art vivant dans l’espace public.

 


Carl Fraser (Architect – Coventry University, Situation Architecture)

26.01 / 10:00

High Street Communities

Our research looks at the role of the high street within a local community. The high street is often reductively classified as a space for commercial opportunity. However, it’s prominent position within the urban fabric also creates the opportunity for activities, enterprises and identities which have a more socially focused remit. If the idea of the diverse high street, a typology which integrates residential, communal, institutional and commercial programs within the same locality is valued by those who instigate change, we believe that they can help to facilitate a vibrant, diverse and sustainable environment. One where the potential of plurality engrained within social, political and economic structures, are maintained in local, regional and national development strategies.

Carl Fraser is a researcher whose work explores the cultural and social development of alternative practices in their relation to our understanding of urban spaces of cultural exchange. He has developed skills which allow him to have an understanding of research in social sciences in broad terms,current philosophical issues in the social sciences, and the ability to identifying research methods appropriate to his field of study. He has taught and lectured in Architecture at universities since 2008 including Central St Martins, London, Metropolitan University, Coventry University, the University of Sheffield and Oxford Brooks.

 


Delphine Forestier (Artiste chercheuse – Université de Lorraine Metz)

27.01 / 12:20

Conservation et transmission de la mémoire en milieu rural

C’est notamment par la résidence artistique que le chercheur peut accéder à une enquête de terrain sociale sur la mémoire, où lui-même pratique l’ethnographie afin de produire le document nécessaire à l’élaboration de son corpus de recherche. Que ce soit au niveau de la prise de vue photographique ou de l’enregistrement sonore du récit, il collecte un nombre de données lors de l’entretien qui lui permettent d’établir des hypothèses et de les vérifier. Comment le citoyen et le groupe fait-il œuvre de la mémoire sociale en milieu rural ? La transmission de la mémoire intrafamiliale et intrassociative est intergénérationnelle et c’est lorsque l’individu se souvient, conserve et montre l’objet symbolique qu’il fait œuvre d’une mémoire sociale, mais aussi au travers de son investissement pour la création artistique. Le totémisme acté par le groupe pour faire œuvre de l’installation artistique ou du spectacle participatif par exemple, permet de comprendre le processus mémoriel de l’objet et de l’identité.

Delphine Forestier vit et travaille à Metz. Doctorante en Science de l’Art à l’université de Lorraine au laboratoire du CREM, elle étudie le lien du médium photographique à la mémoire cognitive et sociale. Afin de construire son corpus de recherche, elle a notamment participé à une résidence artistique en 2014 où son enquête ethnographique lui a permis d’élaborer un corpus de thèse sur les formes de conservation et de transmission de la mémoire en milieu rural, où elle a pu s’entretenir avec le « résistant » à la Seconde Guerre mondiale. Quant à sa pratique artistique, elle la développe autour de la photographie, de l’installation et de l’exposition.

 


Elise v. Bernstorff (Playwright, artist – Leuphana Universität Lüneburg)

26,01 / 13:20

Transcultural Perspectives on Schools: Bodies, Spaces, Sounds, Collectives

As artistic and academic researcher, I am investigating schools as arenas of transcultural interactions. Putting on the grid of Performance Studies, I explore the visual, sonic, bodily and scenic methods that evoke processes of (trans-)cultural and social negotiation, performance and formation.

I will analyse case studies with special focus on how (personal and historical) stories of migration are aesthetically performed, negotiated and staged. Starting points are threshold situations like the transition from break to class, the interaction of individuals and collectives, scenes of translation. What do we see if we look at school coming from these thresholds?

Elise v. Bernstorff (Dipl. Theatr., *1980) studied Applied Theatre studies at JLU Gießen (Germany) and further received a scholarship at the artistic-academic postgraduate programme „Assemblies and Participation: Urban Publics and Performance““ (HCU Hamburg, Forschungstheater / FUNDUS Theater, K3 Tanzplan Hamburg / Germany). In this context she developed with children the artistic research projects „Das jüngste Gericht“ („The Last Judgement“, [in German also meaning „the youngest court“], and „ The Last Judgement – an extrajudicially assembly“). Since 2010, v. Bernstorff has been working as a freelance dramaturge, performance artist and scientific author and since 12/2016 as a scientific associate at the BMBF research project „Transcultural Practices in Postmigrant Theater and at School: Method Mixing as Transmission“ at Leuphana University Lüneburg with its research focus School. https://trakubi.com/team/bernstorff/

 


Eric Corijn (Geograaf, filosoof, socioloog – VUB, Brussels Academy)

26.01 / 13:50

Socialiser et communautariser ne sont pas la même chose

Socialiser est s’intégrer dans le système sociétaire et politique. L’Etat nation nous apprend de le faire en passant par la communauté nationale. La Belgique fédérale offre à Bruxelles deux de ces communautés. Dans une ville mondiale dont deux tiers de la population n’a pas de références Belgo-belges. Comment alors penser la socialisation?

Eric Corijn, philosophe de la culture et sociologue, professeur en Etudes Urbaines à la VUB, fondateur du groupe de recherches urbaines Cosmopolis, vice président de la Brussels Studies Institute, directeur de la Brussels Academy, vice président de la Commission Régionale de développement, consultant pour le Global Parliament of Mayors, auteur de 300 publications.

 


Estelle Zhong Mengual (Historienne de l’art – CEPERC, Aix-Marseille Université)

27.01 / 10:00

L’art en commun comme terrain de réinvention des formes du collectif

Au début des années 1990 apparaît une nouvelle physionomie de projets artistiques. Il s’agit de créer dans l’espace social plutôt que dans l’atelier ; sur une longue durée et avec d’autres plutôt qu’en son for intérieur ; de façon collective plutôt que démiurgique. L’œuvre n’est pas le fruit du travail de l’artiste seul, mais celui d’une collaboration en présence entre artiste et volontaires. La contribution de ces derniers ne prend pas l’allure d’une invitation ou injonction ponctuelle à faire quelque chose dans un cadre spectaculaire (exposition ou performance), mais d’une collaboration au long cours dans les lieux de la vie quotidienne. Ce type de pratique est identifié par les historiens d’art sous plusieurs noms différents : participatory art, community-based art, socially- engaged art, social practice… Chaque terme propose un système d’accents particulier. Cependant, à l’aune de ce qui nous apparaît comme l’enjeu principal de cette pratique, nous proposons un nouveau terme : l’art en commun. Car la question soulevée par cette forme d’art est à nos yeux la suivante : dans quelle mesure l’art est-il à même de contribuer à la réinvention des conditions et des formes possibles d’un faire collectif ? C’est ce que nous nous proposons d’explorer dans cette intervention à travers l’analyse de différentes œuvres de l’art en commun. Nous faisons l’hypothèse que le processus de collaboration entre artiste et participants fait émerger une forme d’association politique nouvelle que nous appellerons : communauté de singularités.

Ancienne élève de l’Ecole Normale Supérieure de Lyon, Estelle Zhong Mengual est docteure en histoire de l’art, diplômée de Sciences Po Paris. Elle a co-dirigé l’ouvrage collectif Reclaiming Art / Reshaping Democracy, paru aux Presses du Réel en mai 2017. Elle est l’auteur de L’art en commun. Réinventer les formes du collectif en contexte démocratique, à paraître en janvier 2018, aux Presses du Réel. Depuis septembre 2017, elle est titulaire d’une bourse de recherche post-doctorale de la Fondation de France, et rattachée au laboratoire CEPERC UMR 7304, à Aix-Marseille Université.

 


Fanny Tsang (Historienne de l’art – Université Paris Nanterre)

27.01 / 10:30

 Le Musée précaire Albinet : de la cité à la communauté 

En 2004, dans le quartier du Landy à Aubervilliers, Thomas Hirschhorn construit avec l’aide des habitants le Musée précaire Albinet. Fait de matériaux pauvres, le musée accueille pendant deux mois des chefs-d’œuvre de l’histoire de l’art. Planté au milieu de la cité, le musée a rayonné au point d’en bouleverser la vie du quartier. Dispositif à la croisée de l’artistique, du social et de l’éducatif, le musée était une véritable ruche : lieu de production, d’apprentissage et de dialogue. Nous tenterons de saisir la nature des liens que le Musée précaire Albinet a suscités afin de comprendre à quel type de communauté ce projet a donné lieu.

Diplômée d’une maîtrise en art avec la communauté de l’Université Laval (Canada) Fanny Tsang poursuit actuellement son doctorat sur les Monuments et le Musée précaire Albinet de Thomas Hirschhorn à l’Université de Paris Nanterre.

 


Gwenola Drillet (Philosophe – Université de Rennes, Théâtre National de Bretagne)

27.01 / 11:20

« L’Hôtel à Projets Pasteur » à Rennes :  analyser l’expérience d’un « lieu commun/partagé » pour penser la « communauté »

Cette communication propose d’observer à partir de ce lieu rennais – toit pour des projets d’une infinité de singularités, insolite et inspirant – comment une telle expérience oblige à faire bouger la définition classique, historique du concept de communauté. Reste à savoir si et comment l’activité de chacun, déployée collectivement, peut participer à la construction d’une nouvelle forme de citoyenneté. Comment ce « nous » en mouvement, sans cesse renouvelé, peut-il muter en sujet politique ? Comment prend-il part à une construction politique ?

Gwenola Drillet est actuellement doctorante en philosophie politique à l’Université Rennes 1 – école doctorale ELICC – sous la direction de Magali Bessone, elle prend pour terrain de « recherche-action » « l’Hôtel à projets Pasteur à Rennes » où elle s’investit comme partenaire de l’écriture du projet. Elle mène ce travail de recherche parallèlement à son activité professionnelle : directrice du service des relations avec les publics et chargée de programmation au Théâtre National de Bretagne. Elle est aussi récemment titulaire du MASTER Sciences PO Paris – Expérimentation Arts et Politique (SPEAP) sous la direction de Bruno Latour.

 


Iris Lafon (Historienne de l’art, curatrice – ERCO, Paris IV Sorbonne)

28.01 / 13:30

Alt-Universes : des auteures de fanfiction aux Trolls for Trump, quelques notes sur les communautés geek

L’image du geek comme figure antisociale, brillante mais incomprise, en particulier des femmes, est la conséquence d’une succession de campagnes médiatiques américaines menées depuis les années soixante. On se propose d’en débrouiller l’image, en prenant l’exemple de deux communautés geek antagonistes, celle des trolls (qui performent leurs identités sur le net comme hommes blancs hétérosexuels) et celle des auteurs de fanfiction (s’identifiant principalement comme des femmes queer).

Iris Lafon (née à Paris, vit et travaille à Bruxelles) est chercheuse en histoire de l’art contemporain et curatrice indépendante.

Ses recherches doctorales, teintées d’histoire sociale et d’archéologie, portent sur la notion d’« équipement parergonal », recherches qui l’ont aussi bien conduite à s’intéresser aux archives de PASTA, syndicat historique du MoMA, qu’à la collection d’éphémères d’exposition de l’Institut National d’Histoire de l’Art (Paris). Elle s’attache, plus spécifiquement, à dessiner une histoire des tactiques expositionnelles et archivistiques des communautés artistiques et culturelles marginalisées, des alternative spaces new-yorkais aux plateformes internet des fandoms queer.

 


Jean-Philippe Convert (écrivain, plasticien, performer)

26.01 / 17:00

Parc Blanc / Histoire d’un lieu

Cette intervention entend aborder la relation entre un lieu urbain et une communauté, c’est-à-dire ses riverains. Ce lieu urbain est une place sans nom (dite parfois Place Brunfaut ou Place Blanche ou Parc Blanc), située sur la commune de Molenbeek. Ce lieu, sans identité cartographique donc, est une place de béton qui peut alternativement ou simultanément servir de parking, de terrain de jeux pour enfants, de lieu de deal ou de rassemblement pour la riche vie associative du quartier. Ce lieu, plus ou moins abandonné par les pouvoirs publics mais surveillé par des caméras, est un lieu de partage et de méfiance, de bâti et déprédation, un lieu où « l’étrangeté et l’étrangèreté deviennent communes et quotidiennes » suivant les mots de Jean-Luc Nancy dans son ouvrage ‘L’Intrus’. Je vous propose de faire une conférence/performance sur l’histoire de cette (non) place et de ses habitants.

Jean-Philippe Convert est écrivain, plasticien et performeur. Vit et travaille à Bruxelles.

*Photographie : ©Jacqueline Devreux


 

Kim Leroy (philosophe – ARBA-ESA, Arts2 Mundaneum Mons, Coopérative Quatre Quarts)

27.01 / 15:50

Le seuil esthétique de la communauté. Pour une pensée de l’environnement conséquente et mesurée

L’esthétique n’est pas seulement affaire de goût ou d’attention perceptive : rapportée à sa racine étymologique aisthèsis – faculté de percevoir par les sens, elle est aussi une expérience du commun par le simple exercice collégial des différentes modalités sensibles. De même l’environnement n’est pas seulement affaire d’air, d’eau ou de nature mais il nous rapporte également à la réalité humaine immédiate, qu’elle soit physique ou symbolique. Cette communication propose de nouer esthétique et environnement, dans leurs extensions respectives, pour mettre au jour leur consubstantialité tout d’abord et ensuite leur apport spécifique à la question de la communauté. Cette progression, pour rester pertinente, ne pourra se faire sans un temps d’arrêt sur la question des échelles spatio-temporelles et la démesure à laquelle ont conduit les dispositifs technologiques de représentation (photographie, vidéo, internet).Penser la communauté passe aussi par la considération du médium, qu’il soit naturel (humain) ou technologique (machinique). Le médium comme entre-deux relève en même temps d’une jonction, d’un passage, éclairant sous un autre jour la réalité du seuil.

Docteur en Philosophie et Lettres (Université libre de Bruxelles, 2006), Kim Leroy enseigne la philosophie de l’art à l’Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles, la philosophie de l’art contemporain et la sémiologie des médias à ARTS2 (Mons). Coopérateur à la Coopérative Quatre Quarts à Court-Saint-Etienne, il est également Observateur au Conseil d’Administration du Mundaneum (Mons) et Membre du Conseil Consultatif Energie Environnement d’Ottignies-LLN.

 


Laurent De Sutter (Auteur – VUB, P.U.F)

27.01 / 15:00

Accélérer la communauté

Nous vivons l’âge des replis communautaires, que ceux-ci se présentent sous la forme réactionnaire de la réaffirmation d’une identité ou bien sous la forme pseudo-progressiste d’une attention accrue apportée aux groupes minoritaires. Face à cette double tentation, que faire ? La réponse pourrait bien être : accélérer encore le processus d’oubli des communautés – de queerisation générale des identités. Comment ? C’est la question à laquelle tentera de répondre cette communication.

Laurent de Sutter est Professeur de théorie du droit à la Vrije Universiteit Brussel. Son travail porte sur les liens entre loi, image et transgression. Il est l’auteur de nombreux livres, traduits dans plusieurs langues. Parmi ses dernières parutions : « Théorie du kamikaze » (Puf, 2016), « L’âge de l’anesthésie » (Les Liens Qui Libèrent, 2017), « Après la loi » (Puf, 2017). Il dirige les collections « Perspectives Critiques » aux Presses Universitaires de France et « Theory Redux » chez Polity Press.

 


Mabiala Mbeka (Expert en Management – Comocongo / Creative District Bruxelles)

26.01 / 10:30

Matonge 2.0

Entre les émeutes, les revendications communautaires, les tentatives de changement de nom, le phénomène de gentrification, les pressions commerciales, etc… Matonge, quartier symbolique de la présence africaine à Bruxelles, peine à se réinventer pour affronter les défis de demain. La participation de la communauté africaine dans le Contrat de quartier Athénée, par la mise en place d’espace de dialogue et de projets, a la possibilité « de franchir ces seuils réels ou symboliques, imposés ou autoattribués » afin que ce quartier redevienne attractif et reprenne sa place dans le maillage urbain bruxellois. Analyse.

Mabiala Mbeka, fondateur de Comocongo asbl, association conseil en coopération culturelle N/S et de production d’évènements culturels, membre de la plateforme du Contrat de Quartier « Athénée » du Haut d’Ixelles et du Comité de pilotage du projet CitizenDev – poser avec les citoyens les conditions d’un renouveau urbain basé sur les capacités de la communauté africaine – porté par le Bral et financé par Innoviris. Organisateur en 2010 lors des 50 ans de l’indépendance de l’évènement « Congofolies » sous l’Atomium faisant écho à l’exposition Universel de 1958.

 


Madeleine Sallustio (Anthropologue – ULB, LAMC / AHA)

27.01 / 14:30

Des collectifs auto-gérés néo-paysans du Massif central français. Approche par la multiplicité des temporalités

Depuis la fin des années 1960, le sud du Massif central français est le spectacle d’un mouvement de « retour à la terre ». Bien que le phénomène ait évolué à travers le temps, la néo-paysannerie est toujours d’actualité et l’organisation collective qui lui était liée continue d’être expérimentée. Cet exposé entend présenter les retours ethnographiques d’une observation participante de deux ans au sein de ces collectifs, et faire état de l’intérêt que revêt l’analyse des différentes temporalités qui animent leur quotidien pour la compréhension de ce phénomène.

Madeleine Sallustio est doctorante FRESH-FNRS au Laboratoire d’Anthropologie des Mondes Contemporains (LAMC) à l’Université Libre de Bruxelles. Elle est également co-présidente de l’Atelier d’Hybridations Anthropologiques (AHA).

 


Mezli Vega-Osorno (Photographe, artiste-chercheuse – Aix Marseille Université et ENSP Arles)

28.01 / 14:30

Du virtuel à l’action – #19s un devoir commun? La société civile, grâce aux réseaux sociaux, mobilisée face à une catastrophe naturelle

Après un séisme d’une magnitude 8.5 dans l’échelle de Richter, l’utilisation des réseaux sociaux a servi pour instaurer un nouveau type de communauté de soutien à Mexico le 19 Septembre 2017.

Mezli VEGA-OSORNO, Photographe, artiste-chercheuse, doctorante à l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie et Aix-Marseille Université. Son œuvre à été exposée internationalement. Pour plus d’informations: http://www.mezli.be

 



Pierre-Yves Desaive
(Historien de l’art – MRBA, ENSAV La Cambre)

28.01 / 15:20

Communauté virtuelle ? L’art en réseau comme reflet des enjeux d’une société hyperconnectée

Au terme de « communauté virtuelle », forgé dans les premières années de l’internet grand public par Howard Rheingold, l’on peut préférer celui de « communauté en ligne », qui rend davantage compte de la manière dont des individus – qui n’ont rien de virtuel – interagissent grâce aux réseaux numériques. De plus en plus nombreux sont les artistes qui questionnent la nature de cette interaction, la manière dont elle reflète les enjeux du vivre ensemble, mais aussi les menaces potentielles qu’elle recèle.

Pierre-Yves Desaive est historien de l’art (Université de Liège) et conservateur pour l’art contemporain aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles. Commissaire d’expositions, enseignant à l’Ecole nationale supérieure des arts visuels (La Cambre, Bruxelles), il a présidé l’Association belge des critiques d’art (ABCA) et contribue régulièrement à des publications sur l’art contemporain (correspondant en Belgique pour Flash Art). Membre de la Commission des arts numériques du Ministère de la Culture, il s’intéresse aux rapports entre art et technologie, en particulier sur l’utilisation des médias numériques à des fins artistiques.

 

 

 

 

 

 

 

 

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